Rénovation énergétique : le gouvernement simplifie les aides

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Rénovation énergétique : le gouvernement simplifie les aides

 

Fin avril, le gouvernement d'Emmanuel Macron a annoncé vouloir simplifier de manière drastique le système d'aides afin de favoriser une rénovation énergétique globale des bâtiments en France. Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, se sont naturellement chargés de présenter ce plan d'action ambitieux à l'échelle nationale, au cours d'un déplacement à Angers (Maine-et-Loire).

 

Objectif : 500 000 logements rénovés par an

 

Les grands objectifs affichés sont : « la neutralité carbone en 2050, et de se fixer collectivement comme ambition la rénovation de 500 000 logements par an dont la moitié occupée par des ménages aux revenus modestes », a ainsi déclaré Nicolas Hulot. Dès 2019, le Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) sera donc remplacé par une prime afin que les ménages puissent toucher l'aide plus rapidement. Il s'agira d'une prime immédiate d’un montant forfaitaire selon le type d’équipement.

 

De son côté, l'éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ), jugé « trop complexe », va être simplifié en allégeant les conditions et les démarches nécessaires à son obtention. Ceci permettra à la fois de faire baisser la facture d'énergie des Français, d'augmenter leur pouvoir d'achat et d'améliorer leur confort, tout en luttant contre le changement climatique, peut-on lire dans un dossier de presse.

 

14 milliards d'euros sur 5 ans !

 

Par ailleurs, 1,2 milliard d'euros vont être injectés dans l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) sur cinq ans, dans le but de rénover 375 000 logements de ménages aux revenus modestes. 3 autres milliards d'euros seront alloués aux logements sociaux, tandis que 4,8 milliards d'euros seront destinés aux bâtiments publics. Au total, le gouvernement va mobiliser pas moins de 14 milliards d'euros sur cinq ans, comme planifié dans le cadre du Grand plan d'investissement dévoilé en septembre dernier par le Premier ministre Édouard Philippe.

 

Le bâtiment, un secteur ultra-énergivore

 

L'efficacité énergétique est en effet devenue une priorité nationale, et comprend pourquoi, quand on sait que le secteur du bâtiment représente, à lui seul, près de 45 % de notre consommation d’énergie finale et 27 % des émissions de gaz à effet de serre du pays ! L'ambition ministérielle est donc claire : permettre la massification et l'accélération de la rénovation énergétique aussi bien pour les bâtiments tertiaires privés comme publics.