Marché immobilier 2017 & Prévisions 2018

Actualité Immo
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Après la crise au tournant de la décennie 2010, le secteur de l’immobilier reprend du poil de la bête. La très spectaculaire augmentation des prix et du nombre de transactions observée en 2016 en témoigne, tout comme le début de l’année 2017. A quoi faut-il faut s’attendre désormais ?

 

2016, année de la reprise

 

Un bref résumé de l’année 2016 s’impose, car 2017 a affiché la suite logique de ce qui avait été initié les années précédentes. Ainsi, l’année 2016 a été marquée par une chute des taux de crédit immobilier, d’environ 2% en 2015 à 1,73% en 2016. Sept ans plus tôt, en 2008, ces taux s’établissaient à 4,91% en moyenne.

Au cœur de la crise économique, cette baisse des taux a réellement soutenu le marché immobilier, donnant aux ménages jusqu’à 29% de pouvoir d’achat en plus. Côté vendeurs, les agences enregistraient de 1% à 3% de hausse des prix. Et surtout, le nombre de transactions a augmenté de 5%, soit 850 000 ventes. En un mot, 2016 a été une année extraordinaire pour l’immobilier, en particulier pour l'immobilier entre particuliers.

 

2017 poursuit la hausse de l’année précédente

 

L’année 2017 poursuit donc sur cette tendance. Les ménages continuent de bénéficier d’excellents taux, ce qui stimule les achats. Les crédits immobiliers représentaient 37 milliards d’euros en janvier 2017. Ils en représentaient 4 milliards de moins le mois précédent, d’après la Banque de France.

D’autre part, les prix des logements montent, ce qui rend le marché globalement plus attractif pour les propriétaires cédants. Attention toutefois : cette hausse est très disparate. Paris et Lyon s’illustrent (+6,2% et +6,8% sur un an), Bordeaux établit des records (+11,2%), mais Lille bouge peu (+1,2%) et Strasbourg recule (-0,2%). Pour ceux qui cherchent à vendre leur maison ou leur appartement, voilà une nouvelle raison de vous renseigner sur l’état de l’immobilier dans votre région en particulier. Songez à comparer le prix de votre bien avec celui de maisons et appartements similaires.

Les différences s’établissent également entre les différents types de biens. Paradoxalement, l’ancien bénéficie également de la croissance : les experts attendent +2,6% de hausse dans ce secteur d’ici la fin de l’année 2017.

Ce qui est également remarquable pour cette année est la légère reprise des taux. Les crédits de longue durée (sur 20 ans) sont passés de 1,75% à 1,85%. Il est plus que probable que la croissance se soit établie sur le long terme.

Le début de l’année a été légèrement plus calme en termes de volume de transactions, bien que toujours très dynamique. Les agents immobiliers mettent ce constat en relation avec un contexte de période pré-électorale. Les deux derniers trimestres de 2017 devraient donc logiquement montrer un nombre de ventes une nouvelle fois à la hausse.

 

Pour 2018, un retour à la normale ?

 

Le marché ne pourra pas afficher de telles augmentations des transactions durant des années encore. La tendance est donc à une stabilisation où la hausse durable des taux de crédit est inéluctable.

Actuellement, rien n’est vraiment sûr. En termes de volume de ventes, l’immobilier a déjà retrouvé sa situation d’avant 2008. Les experts se posent désormais des questions sur la suite des évènements. En effet, comme au début des années 2000, on pourrait observer une flambée des prix. Mais ce « boom » pourrait tout aussi bien se trouver freiné par diverses décisions gouvernementales françaises ou européennes. Cela a déjà été observé durant les deux années 2012-2013.

D’ailleurs, deux coups de pouce mis en place par le gouvernement doivent s’arrêter le 31 décembre : le prêt à taux zéro (PTZ) disponible pour les primo-accédants et la loi Pinel (donnant droit à une défiscalisation partielle pour l’investissement locatif). La disparition de ces aides participera à réduire le volume de ventes et contribuera à l’augmentation des prix.

Dans ces conditions, le marché immobilier est donc dans un creux. La situation est intéressante pour les vendeurs, qui aperçoivent une amélioration de leur plus-value. Pour les plus prudents, c’est le moment de vendre sans agence, car on ignore quand s’arrêtera l’augmentation des prix. Mais surtout, la situation est à la fois intéressante et urgente pour les acheteurs, qui doivent profiter de l’aubaine avant que les prix et les taux de crédit ne flambent de nouveau.

En fin de compte, retenez que la situation politique est très incertaine pour l’immobilier. Pour cette raison, il est recommandé d’examiner la rentabilité de son bien mois après mois avant de songer à prendre une décision.

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